Les églises du Val d’Arly, au nombre de sept, démontrent la richesse patrimoniale de cette belle vallée savoyarde, où l’inspiration baroque s’exprime de manière originale, principalement dans les édifices de St Nicolas la Chapelle et Flumet.
On trouve également de magnifiques fermes traditionnelles, ainsi que de vieilles pierres fortes et sacrées qui nous comptent l’histoire fascinante de la vallée.

Eglise de Saint Nicolas la Chapelle

Au 12e siècle, des moines bénédictins auraient construit une chapelle dédiée à saint Nicolas, qui serait à l'origine de la première église de Saint-Nicolas-la-Chapelle érigée au 14e siècle. "Eglise-mère" de toutes celles du mandement de Flumet, elle est recontruite dans la seconde moitié du 18e siècle dans l'esprit de la Contre Réforme et de l'art baroque. Son mobilier, assez préservé des ravages de la Révolution, est augmenté au 19e siècle tandis que l'édifice s'orne d'un majestueux clocher et de fresques sous ses voûtes. Sa qualité architecturale et la richesse de son mobilier vaut à cette église d'être inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1989.

Borne romaine du Petit Croisse Baulet

La borne du Petit Croisse-Baulet est l'une des trois bornes retrouvées dans le Val d'Arly sur l'antique frontière entre Ceutrons et Allobroges. Placée en 74 ap.jc. par les romains afin de délimiter les territoires des tribues locales, elle était gravée "FINES" ce qui signifie "limite". Jusqu'au 18e siècle, elle marque à cet endroit la limite des alpages entre La Giettaz et ses voisins. En raison des conflits et procès au sujet des limites de pâturage, cette borne, au même titre que d'autres, a été "rebattée", c'est à dire jetée dans la pente afin de brouiller le tracé de la frontière.Retrouvée il y a un quart de siècle, elle es étêtée et ne porte plus la mention gravée "FINES".

Oratoire de la Saint Famille

Statue de la Saint Famille en bois doré avec l’inscription «40 jours d’indulgence par Mgr Magnin à ceux qui réciteront un Pater, un Ave et un acte d’amour de Dieu 13-06-1863 – 17-06-1864» Petite Histoire En juin 1992, suite au travaux d’endiguement du torrent, l’oratoire à été démoli. Nouvel Oratoire (Reconstruit en 1994 en aval du précédent)

Elevage mulassier du Châtelet

Eglise de Crest-Voland

L'église de style néo-gothique possède une nef unique divisée en trois travées, séparées par des piliers en granit, et un choeur vaste mais peu élevé.Noter les beaux vitraux installées en 1913, les couleurs vivent des peintures intérieures et les autels en marbre blanc de Carrare.Le clocher renferme un carillon de dix cloches qui anime quotidiennement le village.\nPort du masque obligatoire.

Visite du Moulin Ainoz

Le moulin Ainoz, du nom de la famille a qui elle appartient depuis 1750, se trouve sur le bien nommé Nant du Moulin, frontière naturelle entre les communes de Crest-Voland et Cohennoz. Le meunier est un personnage important du village : c'est à lui qu'on amène sa récolte de "blés" pour le moudre en farine, pour fabriquer le pain, aliment de base du quotidien. A l'origine, le moulin est équipé d'une roue à aube qui actionne,grâce au débit du torrent, trois meules : une pour l'orge, une pour l'avoine et une pour le froment. Dans les années 1930, l'activité de meunier diminue : les 3 frères Ainoz décident alors de diversifier leur activité en installant des tours à bois. La roue à aube est remplacée par une turbine hydraulique. Une autre turbine est installée pour faire marcher les tours. La petite manufacture Ainoz fabrique toute sorte de manches en bois pour tournevis, casseroles, poignées, etc. Mais également des jambes de poupées pour le magasin la Samaritaine à paris ! L'activité est assez importante et la production intense (300 manches à l'heure). Mais l'arrivée du plastique entraîne la fin de l'activité. Le moulin s'endort en 1963, en gardant en son sein tous ses trésors. Les héritiers du moulin ont réalisé un immense travail de restauration pour ouvrir ce lieu au public et, ainsi, redonner vie à ce bâtiment chargé d'histoire..

Hameau Le Plan

Château des Faucigny

La localité de Flumet, placée sur un éperon rocheux au-dessus de l'Arly, au carrefour des cols des Aravis et des Saisies, se trouvait dès le 11e siècle à l'extrémité méridionale du domaine des sires du Faucigny et à la frontière des terres de la Maison de Savoie. Pour ces raisons géo-stratégiques, les sires de Faucigny construisirent un château ex-nihilo en ces lieux. On ne peut pas dater précisement l'époque de cette édification, que certains historiens font remonter au 11e siècle. On sait, en revanche, qu'Aimon II de Faucigny a agrandit le château de Flumet vers 1200. De forme polygonale, avec des murailles épaisses, il possédait une tour carrée en son milieu. Ce n'est qu'après son érection que fut créée la ville fortifiée de Flumet : le château est donc le point de départ de l'histoire de cette cité. Lieu d'habitation, d'abord des sires de Faucigny qui venaient périodiquement y résider, puis siège du châtelain, le château de Flumet incarnait l'emprise du seigneur sur le territoire. Bâtiment défensif, il servait de poste avancé face à la menace du voisin savoyard.C'est pourquoi il perdit de son intérêt militaire après l'entrée du Faucigny dans les possessions de la Maison de Savoie en 1355. A partir du 15e siècle, le château tombe lentement en ruine, entretenu toutefois par les habitants du bourg. Après l'incendie du bourg en 1679, on autorise les flumerans à reconstuire leurs maisons avec les pierres du château, avec toutefois interdiction de toucher à la tour. Malgré ces péripéties et les ravages du temps, l'état général du château s'est considérablement dégradé essentiellement ces dernières années et est proche de disparaître définitivement.

L’Oratoire Notre Dame de Lourdes - Oratoire des Critobles

Au dessus de la niche l’inscription :« Sa grandeur Monseigneur Isoard (1879- 1901), Evêque d’Annecy, accorde 40 jours d’indulgence à tous ceux qui, devant cet oratoire, feront les prières suivantes :ND de Lourdes, priez pour nous et protégez les voyageurs, puis dire 3 Ave Maria. Bénie le 14 Septembre 1894 ». A l’intérieur une statue en plâtre de 60cm de Notre Dame de Lourdes, 2 Chandeliersen fer, 3 vases, une statue de saint Joseph (30cm), une autre de saint Jean-Baptisteavec besace au dos et bras droit cassé, un Christ en bois, un angelot. Histoire: Auparavant cet oratoire, d'après une photo où il se trouve avec les carrières d'ardoises de Manant en arrièreplan, semblait se trouver en amont et de l'autre côté de la route.

Borne romaine de l'Avenaz

La borne de l'Avenaz est l'une des trois bornes retrouvées dans le Val d'Arly sur l'antique frontière entre Ceutrons et Allobroges. Placée en 74 ap.jc. par les romains afin de délimiter les territoires des tribues locales, elle est gravée "FINES" ce qui signifie "limite". Jusqu'au 18e siècle, elle marque à cet endroit la limite des alpages entre La Giettaz et ses voisins. En raison des conflits et procès au sujet des limites de pâturage, cette borne, au même titre que d'autres, a été "rebattée", c'est à dire jetée dans la pente afin de brouiller le tracé de la frontière.Retrouvée en 1992 par des passionnés de La Giettaz et de Cordon, elle a été replacée selon le rituel romain en 2004.

L’oratoire des côtes

Grande voûte plein cintre avec à droite un petit bénitier de pierre en forme de melon ; niche en retrait avec, dans le plein cintre l’inscription : « Année Mariale 1954 » et protégée par une grille cadenassée ; au dessus, gravée dans une pierre :1826. Devant cette grille, sur une tablette en bois, des pots de fleurs ; à l’intérieur, une statue de bois de 50 cm de la Vierge à l’Enfant ; au dessus de la Vierge, croix et Christ ; sur le socle : « Ste Marie priez pour nous » ; à l’avant, une statue de sainte Thérèse à l’Enfant Jésus (30 cm), 2 chandeliers, une gravure représentant sainte Françoise, et deux grands vases.

Maison forte de Bieu

La maison forte De Bieu doit son nom à la famille qui l'a longtemps habitée : les De Bieu ou De Bieux (de Biolli, de Biollo - étymologie : bouleau), qui fut très influente dans le bourg et le mandement de Flumet entre le 14e et le 18e siècle. Positionnée en dehors de l’enceinte du bourg médiéval, la maison De Bieu a conservé jusqu'à nos jours son aspect et une partie de ses vestiges anciens, dont une tour carrée, une chapelle privée et des armoiries sculptées au-dessus de l'entrée. Toujours habitée, elle appartient au domaine privé.

Villa Jeanne d'Arc

Au début du 20e siècle, à l'initiative du curé du village, les giettois construisent un hôtel disposant de tout le confort moderne sur la route des Aravis, afin d'anticiper l'essor de la villégiature et du tourisme sur cet axe traversé par la route des Grandes Alpes. Après guerre, l'établissement trouve une nouvelle attribution en devenant une maison de repos puis un préventorium. Jusqu'en 2001, date de sa fermeture, la Villa accueille plusieurs milliers de pensionnaires qui favorisent l'essor touristique du village. Depuis peu le bâtiment a trouvé une nouvelle vocation d'hergement d'accueil de groupes.

Chapelle des Nants

Cette chapelle a probablement été, au début du XIème siècle, le premier lieu de culte public à La Giettaz. Les bénédictins venaient en été de Megève au lieu-dit L'Abbaye. Par conséquent, une chapelle devait être proche. Elle fut reconstruite au XVIIème siècle sous le vocable de l'Annonciation. Pendant la Révolution, elle a subi d'importants dommages : son clocheton a été détruit, sa cloche réquisitionnée pour faire des canons. Les avalanches de 1843, 1847 et 1914 ne l'épargneront pas non plus. Restaurée en 1927, elle fut de nouveau balayée par l'avalanche de 1978 venant des Verres et de la Pare (au sommet de la Chaîne des Aravis). La reconstruction s'est faite en 1981 et 1982, plus à l'est, à l'abri des avalanches et de taille plus modeste. La Vierge de l'Annonciation fut sculptée par un giettois, avec l'inscription "Me Voici".

Château de Charbonnière

La maison forte de Charbonnière est une propriété privée. On peut toutefois aprécier son architecture extérieure, le four à pain situé devant la façade et la tourelle médiévale posée à même le sol à l'arrière du bâtiment.

Musée - A la Rencontre du Passé

Au centre du village, dans une ancienne maison, ce musée, créé et géré par l'association "La Giettaz et son patrimoine", a pour but de sauvegarder et de faire connaître tout ce qui a constitué la vie de nos ancêtres. L'HABITAT : les meubles, les ustensiles, l'habillement et le mode de vie de la famille au début du siècle dernier. LE TRAVAIL : les outils nécessaires à la construction des maisons, à la fabrication des ancelles, tavaillons, bassins et ceux utilisés par le paysan pour les travaux des champs.

Oratoire Notre Dame de Pitié

Bloc de granit de 80cm de large sur 50cm de profondeur, surmonté d’un chapiteau du même matériau (97cm*58cm, hauteur 15cm) et, pour le toit, 2 blocs triangulaires en pierre avec au sommet une croix en fer forgé ouvragée de 75cm de hauteur ; niche creusée dans la pierre (50cm, hauteur 70cm) protégée par une vitre et par une grille en fer forgé. A l’intérieur, une Pietà en bois de 50cm, un petit Christ, 2 petits vases de porcelaine, 1 bougeoir en cuivre ; une date est gravée à l’avant du socle : de 1873 ; à l’extérieur, un bénitier sur le côté droit.

Moulin à Tienne et Maison du Meunier

Eglise de Chaucisse

En 1815, Joachim Dumax-Baudron (1750-1828), ancien cuisinier du maréchal Berthier, décide de léguer une chapelle et une école à son hameau d'origine.La chapelle, dédiée à saint François de Sales est construite en 1818 puis érigée en église en 1828 par décision de l'évêque. Dans les années 1960, elle est rattachée à nouveau à Saint-Nicolas-la-Chapelle. Chapelle privée, son toit en tavaillons et ses murs peints ont été récemment restaurés. A l'intérieur, on retouve un mobilier et une décoration d'inspiration baroque.

Chapelle du Seytenex