Les églises du Val d’Arly, au nombre de sept, démontrent la richesse patrimoniale de cette belle vallée savoyarde, où l’inspiration baroque s’exprime de manière originale, principalement dans les édifices de St Nicolas la Chapelle et Flumet.
On trouve également de magnifiques fermes traditionnelles, ainsi que de vieilles pierres fortes et sacrées qui nous comptent l’histoire fascinante de la vallée.

Chapelle du Plan

Château des Faucigny

La localité de Flumet, placée sur un éperon rocheux au-dessus de l'Arly, au carrefour des cols des Aravis et des Saisies, se trouvait dès le 11e siècle à l'extrémité méridionale du domaine des sires du Faucigny et à la frontière des terres de la Maison de Savoie. Pour ces raisons géo-stratégiques, les sires de Faucigny construisirent un château ex-nihilo en ces lieux. On ne peut pas dater précisement l'époque de cette édification, que certains historiens font remonter au 11e siècle. On sait, en revanche, qu'Aimon II de Faucigny a agrandit le château de Flumet vers 1200. De forme polygonale, avec des murailles épaisses, il possédait une tour carrée en son milieu. Ce n'est qu'après son érection que fut créée la ville fortifiée de Flumet : le château est donc le point de départ de l'histoire de cette cité. Lieu d'habitation, d'abord des sires de Faucigny qui venaient périodiquement y résider, puis siège du châtelain, le château de Flumet incarnait l'emprise du seigneur sur le territoire. Bâtiment défensif, il servait de poste avancé face à la menace du voisin savoyard.C'est pourquoi il perdit de son intérêt militaire après l'entrée du Faucigny dans les possessions de la Maison de Savoie en 1355. A partir du 15e siècle, le château tombe lentement en ruine, entretenu toutefois par les habitants du bourg. Après l'incendie du bourg en 1679, on autorise les flumerans à reconstuire leurs maisons avec les pierres du château, avec toutefois interdiction de toucher à la tour. Malgré ces péripéties et les ravages du temps, l'état général du château s'est considérablement dégradé essentiellement ces dernières années et est proche de disparaître définitivement.

Eglise Saint-Pierre-aux-Liens

Le vaste bâtiment en croix grecque, original de part sa coupole intérieure et centrale, est orné d'un majestueux clocher à bulbe à deux lanternons.La riche décoration intérieure doit beaucoup aux fresques du 19 ème siècle de Clément Giacobini, aux nombreuses statues et aux autels d'inspiration baroque. Le retable de 1849, oeuvre de maître Shiras, réutilise une partie de l'ancien maître-autel du 18 ème siècle.

Villa Jeanne d'Arc

Au début du 20e siècle, à l'initiative du curé du village, les giettois construisent un hôtel disposant de tout le confort moderne sur la route des Aravis, afin d'anticiper l'essor de la villégiature et du tourisme sur cet axe traversé par la route des Grandes Alpes. Après guerre, l'établissement trouve une nouvelle attribution en devenant une maison de repos puis un préventorium. Jusqu'en 2001, date de sa fermeture, la Villa accueille plusieurs milliers de pensionnaires qui favorisent l'essor touristique du village. Depuis peu le bâtiment a trouvé une nouvelle vocation d'hergement d'accueil de groupes.

Chapelle du Seytenex

Eglise de Notre Dame de Bellecombe

Lors de sa reconstruction, l'église de Notre-Dame-de-Bellecombe a conservée son aspect d'antan tout en étant augmentée en taille. De fait, elle présente des styles architecturaux hétéroclites et un visage singulier. L'intérieur de l'édifice est rythmé par les piliers de granit, les larges voûtes peintes dans des tons clairs et, au fond, par un choeur large et lumineux. Une partie du mobilier de l'ancien église a été conservé : armoire aux saintes huiles, cuve baptismale, statues en bois, etc. Les vitraux et surtout le chemin de croix ajoutent de la polychromie a cet espace. Ce dernier est d'une grande originalité : installé à la fin des années 1950, il a été réalisé par M. Cart de l'atelier Le Cyclope à Annecy sur des carreaux de céramiques peints, dans un style des plus contemporain. Notons aussi le clocher à bulbe emblématique du village où se trouve un carillon riche d'une dizaine de cloches.

Eglise de Saint Nicolas la Chapelle

Au 12e siècle, des moines bénédictins auraient construit une chapelle dédiée à saint Nicolas, qui serait à l'origine de la première église de Saint-Nicolas-la-Chapelle érigée au 14e siècle. "Eglise-mère" de toutes celles du mandement de Flumet, elle est recontruite dans la seconde moitié du 18e siècle dans l'esprit de la Contre Réforme et de l'art baroque. Son mobilier, assez préservé des ravages de la Révolution, est augmenté au 19e siècle tandis que l'édifice s'orne d'un majestueux clocher et de fresques sous ses voûtes. Sa qualité architecturale et la richesse de son mobilier vaut à cette église d'être inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1989.

Oratoire Notre Dame de Pitié

Bloc de granit de 80cm de large sur 50cm de profondeur, surmonté d’un chapiteau du même matériau (97cm*58cm, hauteur 15cm) et, pour le toit, 2 blocs triangulaires en pierre avec au sommet une croix en fer forgé ouvragée de 75cm de hauteur ; niche creusée dans la pierre (50cm, hauteur 70cm) protégée par une vitre et par une grille en fer forgé. A l’intérieur, une Pietà en bois de 50cm, un petit Christ, 2 petits vases de porcelaine, 1 bougeoir en cuivre ; une date est gravée à l’avant du socle : de 1873 ; à l’extérieur, un bénitier sur le côté droit.

Château de Charbonnière

La maison forte de Charbonnière est une propriété privée. On peut toutefois aprécier son architecture extérieure, le four à pain situé devant la façade et la tourelle médiévale posée à même le sol à l'arrière du bâtiment.

Moulin à Tienne et Maison du Meunier

Chapelle sainte Anne

Eco-musée de Cohennoz

Grands et petits seront séduits par cet espace chaleureux : par sa collection unique d'outils montagnards miniaturisés réalisés il y a une centaine d'années par les élèves de l'école communale en cours de travail manuel, par son imposante montagne habitée de la faune et de la flore alpine, animée de bornes interactives. Curieux et passionnés sont attendus ! Familles bienvenues : accessible aux poussettes, gratuit moins de 6 ans.

Oratoire des Clapières

Borne romaine de l'Avenaz

La borne de l'Avenaz est l'une des trois bornes retrouvées dans le Val d'Arly sur l'antique frontière entre Ceutrons et Allobroges. Placée en 74 ap.jc. par les romains afin de délimiter les territoires des tribues locales, elle est gravée "FINES" ce qui signifie "limite". Jusqu'au 18e siècle, elle marque à cet endroit la limite des alpages entre La Giettaz et ses voisins. En raison des conflits et procès au sujet des limites de pâturage, cette borne, au même titre que d'autres, a été "rebattée", c'est à dire jetée dans la pente afin de brouiller le tracé de la frontière.Retrouvée en 1992 par des passionnés de La Giettaz et de Cordon, elle a été replacée selon le rituel romain en 2004.

Oratoire Notre Dame de Bonnefontaine

A l’intérieur une statue (1m) en bois de la Vierge à l’Enfant (bras gauche); au pied de la statue: «ND de Bonnefontaine priez pour nous» Histoire: En 1759, l’historien Besson nous apprend qu’il existait dans le haut de la paroisse de Flumet, une chapelle de dévotion à l’honneur de la Ste Vierge qu’on appelait à Bonnefontaine.«La tradition populaire dit qu’un moine suivant le ruisseau formé par la Bonne Fontaine monta jusqu’à sa source et déclara que la Sainte-Vierge voulait être honorée dans ce lieu. On y bâtit un oratoire qui fut souvent renouvelé» Très célèbre dans toute la région, elle était fréquentée par de nombreux pèlerins et illustrée par de précieuses faveurs obtenues.«On allait toujours en pèlerinage à Notre dame de Bonne Fontaine et le concours sans y être très nombreux est cependant continuel dans la belle saison. Il y en est qui y vont même dans les temps rigoureux à travers les neiges entassées pour demander à la Vierge quelque grâce pressante.» «La paroisse de Flumet s’y transporte quelquefois toute entière en procession surtout au retour du printemps. Dans tout le pays on raconte les faveurs extraordinaires obtenues par l’intercession de Notre Dame et la vertu merveilleuse des eaux de la Bonne fontaine alimente souvent la conversation des familles pendant les longues soirées d’hiver.» Détruite à la révolution, cette chapelle n’a pas été reconstruite, mais plus tard (1850), on a élevé un oratoire de ses ruines.«Celui qui y est aujourd’hui ne date que de 1850 et la statue qui le décore fut solennellement inaugurée le 7 septembre 1851.» [extrait de «notre dame de Savoie» et variété historique de l’abbé Grobel 1860]

L’Oratoire Notre Dame de Lourdes – Le Char

Oratoire de type guérite crépi gris au toit à 4 pans couvert de tôle avec une croix de métal au sommet (instrument de la Passion, clous et marteau) ; voûte plein cintre surmontée de pierres apparentes ; niche en retrait à l’encadrement genre marbre gris, avec l’inscription : « L’An du jubilé 1826 », et protégée par une belle grille en fer forgé. A l’intérieur une statue en plâtre de Notre Dame de Lourdes (1m20), 2 angelots de chaque côté de son épaule ; 2 cadres (sainte Jeanne de Chantal et saint François de Sales), 2 statues de saint Pierre et saint Paul, plusieurs vases ; à droite de la niche, un bénitier en pierre ; un rosier le long du mur de droite.

Borne romaine du Petit Croisse Baulet

La borne du Petit Croisse-Baulet est l'une des trois bornes retrouvées dans le Val d'Arly sur l'antique frontière entre Ceutrons et Allobroges. Placée en 74 ap.jc. par les romains afin de délimiter les territoires des tribues locales, elle était gravée "FINES" ce qui signifie "limite". Jusqu'au 18e siècle, elle marque à cet endroit la limite des alpages entre La Giettaz et ses voisins. En raison des conflits et procès au sujet des limites de pâturage, cette borne, au même titre que d'autres, a été "rebattée", c'est à dire jetée dans la pente afin de brouiller le tracé de la frontière.Retrouvée il y a un quart de siècle, elle es étêtée et ne porte plus la mention gravée "FINES".

Chapelle du Passieu

Vierge du Châtelard

Edifiée pendant la belle saison 1936, la statue de la Vierge du Chatelard a été bénie solennellement le 4 octobre 1936 par l’Abbé MERCIER qui nous conte son histoire : "Le 14 juillet 1935, vers les quatre heures du soir, la foudre est tombée sur le chalet du Chatelard d’en haut, appartenant à François PORRET du Biollay. Sa femme Marie Augustine PORRET des Mortines se trouvait sur la galerie en train de dire son chapelet avec ses deux filles. La foudre tomba sur le toit, juste au-dessus d’elle, la traversa en déchirant ses habits, lui brûlant le ventre et une jambe, mitraillant son sabot et la laissant à demi-morte. La foudre rentra ensuite à l’intérieur de la grange, creva le plancher et tua 3 vaches à l’écurie. Marie Augustine resta sourde mais elle peut remercier la Ste Vierge de n’avoir pas été foudroyée. En reconnaissance, sa famille érigea une statue de la Vierge." (source : Association La Giettaz et son patrimoine)

Notre Dame des Alpages

Erigée sur le Rocher des Mans, à 1800 mètres d'altitude, au-dessous de la Pointe des Verres (2616 mètres), elle a été dressée durant l'été 1956 par les alpagistes. Plus d'une vingtaine d'hommes furent nécessaires pour hisser les 3 morceaux de la statue jusqu'à son piédestal, d'abord par treuil, puis à l'aide de deux juments. Une tâche particulièrement délicate puisque le plus gros morceau ne pesait pas moins de 500 kg. Elle fut endommagée par l'avalanche de 1962-63 qui, dans sa course, entraîna sa partie supérieure jusqu'au bas de la falaise. Le morceau manquant a pu être remplacé au moyen d'un hélicoptère. Depuis la Vierge, le panorama est magnifique. Au premier plan, on apperçoit les massifs de Croisse-Baulet, Ramadieu, Christomet et du Torraz. En second plan, de gauche à droite, les aiguilles de Warens, le Mt d'Arbois, le Mt Joly, le Mt de Vorès et le Mt Bisanne. Au fond, la Chaîne du Mont-Blanc et les montagnes du Beaufortain.